Echiquier

Le plateau de jeu des échecs a peu changé durant les siècles. Au départ, il n'était subdivisé en 64 cases que par des lignes, sans distinction de couleurs. L'ouvrage d'Alphonse X le Sage indique des cases claires et d'autres foncées. Au XIVe siècle on s'est servi de coffrets s'ouvrant sur deux parties symétriques, formant un échiquier, à l'intérieur duquel on rangeait les figurines du jeu.

Echiquier

Pour un bon joueur, la distinction des couleurs n'est pas nécessaire. Ce sont les potentialités des échecs les plus importantes. Elles se traduisent par les quatre grandes régions de l'échiquier : Les 4 cases centrales, constituant le grand centre ; les 12 cases adjacentes formant le petit centre ; les 4 coins (les 4 cases d'angle) et enfin les 4 bandes formées par les autres cases du bord de l'échiquier.

Le sens symbolique de l'échiquier varie suivant la culture de la région où il s'est implanté. Il est, chaque fois, très fort.

Ainsi, dans la Bhagavad Gita, l'enjeu de la bataille représente la suprématie sur le monde. L'échiquier est une figuration de l'univers, fait d'ombre et de lumière. Mais c'est aussi le symbole de l'existence, du combat qui a lieu dans la conscience de l'homme et dans lequel il doit investir toutes les ressources de son intelligence. Il s'agit, à l'issue de la partie, de prendre le contrôle non seulement sur l'adversaire, mais aussi sur soi-même. L'effort intellectuel que cela implique est soumis à l'épreuve renouvelée à chaque mouvement de pièce. Chaque fois, l'erreur guette le joueur. C'est ce que soulignait un joueur exceptionnel, Xavier Tartakover (disparu en 1956), dans son «Bréviaire des échecs» : «Toutes les fautes sont là, sur l'échiquier, attendant d'être commises».

Disposition des pièces sur l'échiquier

Disposition des pièces